Les Habits de la révolte - Journée d'études - Mention Etudes Politiques

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Comment se matérialise la révolte ? Quels imaginaires charrie-t-elle ? Quelle place pour les émotions dans la révolte ? Quels rapports ont les corps avec l’action de se révolter ? Or, comment réfléchir sur une notion aussi parlante que complexe ?

Autant de questions qui amènent à interroger les « habits de la révolte » comme objets de production d’un – ou plusieurs – sens politiques.

Depuis un an, le gilet jaune est devenu l’un des vêtements symboliques qui incarne la révolte et donne corps à la colère. Le port d’objets symboliques dans les mobilisations n’est certes pas nouveau mais le phénomène semble connaître une ampleur décuplée dans les mobilisations récentes. Partout des personnes se révoltent. En France, en Algérie, au Soudan, au Chili, à Hong Kong... Abondamment commentés par le monde médiatique, ces événements politiques sont, de fait, pour les chercheur.euses des objets d’étude privilégiés. Ils suscitent de nombreuses réflexions et interactions ; et permettent la production de nombreuses recherches empiriques autour de différents objets comme les symboles de la révolte, la matérialité des revendications politiques, le rapport au corps dans la révolte, le vêtement comme objet politique, la révolte comme productrice de symboles, comme espace de construction de soi et de son rapport au groupe, le rapport aux émotions dans la révolte, les formes de (re)présentation et de publicisation de la révolte (syndicats, partis politiques, médias, réseaux sociaux, etc.) comme habits de cette dernière, etc.

D’après le dictionnaire Trésor de la Langue Française, l’habit peut être entendu comme « une manière d’être habillé », « un ensemble de vêtements propre à une personne, un groupe social, une activité, une circonstance », « ce qui recouvre ou orne », ou même plus généralement « l’apparence ». En parallèle, le terme révolte renvoie à « l’action de (se) révolter, un soulèvement, un mouvement collectif de rébellion contre une autorité établie », « un refus d’obéir », « une agitation intérieure traduisant un refus d’accepter quelque chose qui heurte ou blesse les sentiments profonds de l’individu », ou même « un refus du conformisme, un bouleversement des règles ». Associés, ces deux termes induisent un questionnement autour du paraître de la révolte, de ce qu’elle donne à voir dans le corps social et de ce qu’elle dit d’un contexte social donné. C’est donc bien sur la médiation de la révolte, sur son apparence que se concentre cette journée d’étude ; en envisageant en parallèle matérialité de la révolte et les idéaux politiques et sociaux impliqués par cette dernière.

Par une réflexion autour de l’articulation entre matérialités et idéaux politiques, différentes questions émergent : qu’est-ce que cela signifie pratiquement de se révolter ? Quels rapports entre corps et révolte ? Quels enjeux politiques à la révolte ? Quelles productions symboliques de la révolte ? Quels habits, in fine, revêt la révolte ?

Cette journée se veut principalement mais pas exclusivement être un espace de discussion et de présentation des travaux des étudiant·es et chercheur·es de la mention Études politiques.


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