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Entretien avec Marianne Delvert

Portraits

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18/02/2019

Étudiante dans le master "Arts et langages" rattachée au GRIHL (Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire), Marianne Delvert a intégré l’EHESS en septembre 2018, où elle a également rejoint l’AEHESS en tant que membre active.


Pourquoi avez-vous choisi l’EHESS ?

Mon intérêt pour l’École a commencé lorsque je me trouvais en master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) à la Sorbonne. Je ne m’y sentais pas du tout à l’aise. Je me rendais compte que je m’intéressais davantage à la recherche qu’à l’enseignement. J’en étais au point où je passais tout mon temps libre à penser à des sujets de recherche et à trouver les formations adéquates !

À cette époque, je connaissais un peu l’EHESS via une amie qui étudiait dans le master PDI (Pratiques de l’interdisciplinarité dans les sciences sociales). Mais j’entendais alors « sciences sociales » au sens restreint du terme. Je ne savais pas que l’École pratiquait aussi la théorie littéraire, ma discipline de prédilection.

Et puis, un jour, Anne Simon, la directrice du CRAL (Centre de Recherches en Arts et Langages) a fait une intervention dans mon master. Sa conférence portait sur les métamorphoses du corps chez Romain Gary. Le cours m’a complément séduite !

J’ai par la suite cherché à entrer à l’École. J’avais déjà quelques idées en tête, je nourrissais notamment un intérêt pour la notion de « témoignage » et je souhaitais étoffer ma vision de la littérature en l’ouvrant à d’autres disciplines. J’ai donc contacté ma directrice de recherche, Judith Lyon-Caen, et construit un projet de recherche, avant de rejoindre  l’école en septembre.


Quels sont vos sujets de recherche ?

Je m’intéresse aux rapports entre la littérature et le témoignage. Dans mon mémoire, je travaille à l’analyse de l’écriture de L’Espèce humaine, récit qu’a rédigé Robert Antelme à sa sortie des camps.


Pourquoi avez-vous rejoint l’AEHESS ?

Quand je suis arrivée à l’École, j’ai rapidement compris qu’on pouvait s’y sentir perdu. L’École n’a pas vraiment d’unité, la diversité des séminaires à droite à gauche tend à fragmenter les étudiant·e·s et le travail sur son sujet de recherche se fait souvent en solitaire.

Pour éviter cet état de choses, je me suis intéressée à  l’AEHESS – dont tou·te·s les étudiant·e·s sont membres de droit. J’ai participé à une réunion de présentation et j’ai ainsi saisi l’occasion de m’intégrer et de rencontrer des gens en en devenant membre active. Au sein de l’AE, je n’occupe pas de fonction particulière pour l’instant. Je donne des coups de main par-ci par-là. Mais pourquoi pas m’investir davantage dans l’association à l’avenir ?

En parallèle, je suis devenue la responsable de l’Union PSL à l’EHESS. Il y a un « respo », comme on les appelle, dans chaque établissement membre de PSL. J’ai eu l’opportunité de prendre le poste. C’est moi -qui sers de courroie de transmission entre l’Union PSL et l’EHESS : je transmets les informations, je communique sur les réseaux sociaux, je colle les affiches… C’est d’ailleurs fou ce qu’il y a comme événements à PSL dont on n’avait pas connaissance ! Avant de devenir « respo », j’ignorais qu’il y avait un chœur à PSL et que les étudiant·e·s des établissements membres pouvaient fréquenter les bibliothèques de n’importe quel autre établissement membre.


Que vous apporte l’EHESS ?

Depuis mon entrée à l’École, j’ai l’impression de redécouvrir le monde sous un nouvel angle, par comparaison aux parcours mono-disciplinaires. Pour ma part, j’avais suivi des études de Lettres modernes à l’Institut Catholique et à la Sorbonne. En forçant le trait, je peux dire qu’on étudiait la littérature comme quelque chose de déconnecté du reste du monde. Au GRIHL, c’est tout l’inverse. On considère la littérature faite par, pour et au sein du monde social, avec un ensemble d’acteurs qui la produit.

L’EHESS, c’est aussi une manière d’enseigner. De manière schématique, je dirais qu’en fac et en classe préparatoire, on nous dispense des cours, alors qu’ici, on nous en propose, car on nous considère comme de futur·e·s chercheur·euse·s. À la fin d’un séminaire, nous n’avons jamais LA réponse à une question, mais la soumettons collectivement à une discussion d’où sort un ensemble de réponses.

Enfin, j’ai eu pour la première fois dans mes études le sentiment d’appartenir à une école. Bien entendu, mon engagement dans l’AE y tient pour beaucoup. L’AE casse la solitude qu’on peut éprouver dans les séminaires. Mais même en-dehors de l’association, je remarque que les gens sont plus enclins à se parler et à monter des projets que dans les autres établissements universitaires que j’ai fréquentés.


Comment envisagez-vous votre parcours au sortir de l’École ?

C’est encore loin pour moi (rires) ! Disons que je compte suivre la voie classique : j’espère poursuivre mes études au GRIHL en doctorat.

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