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Entretien avec Auréliane Couppey, étudiante en préparation de thèse et membre active de l'AEHESS

Portraits

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01/07/2019

Actuellement en année de préparation de thèse et membre active de l’AEHESS, Auréliane Couppey raconte ses recherches sur les hommes victimes de violence conjugale et ses études à l’EHESS.


Pourquoi avez-vous choisi l’EHESS ?

Durant mes études à Sciences-Po Lyon, j’avais suivi des cours sur la notion de genre. Comme ils m’avaient passionnée, j’avais envie de poursuivre mes recherches dans cette veine. En me renseignant sur les formations axées sur la question, j’ai remarqué que la première à sortir sur Google était le master Genre, politique et sexualité (GPS) à l’EHESS. Dans le même temps, je voyais constamment ressurgir l’École au fil de mes lectures.

C’est ainsi qu’en 2016, j’ai rejoint le M2 GPS à l’EHESS.


Quels sont vos sujets de recherche ?

Pour mon mémoire, j’ai travaillé sur les hommes victimes de violences dans leur couple. À l’origine, ce n’était pas du tout mon sujet. Lors de mon M1 à Sciences-Po Lyon, j’avais étudié les associations abolitionnistes [en matière de prostitution] et je souhaitais poursuivre mes recherches sur le sujet en M2. Malheureusement, au moment où j’allais candidater à GPS, j’ai appris sur theses.fr qu’une autre personne venait de commencer une thèse sur le même sujet…

Je me suis alors rappelé que bien souvent, lorsque je me déclare féministe, on me rétorque : « Et les hommes alors ? » Finalement ils m’ont un peu eu à l’usure, et je me suis dit « pourquoi pas ? Allons voir les hommes ! »

Lors de mon mémoire, je suis d’abord entrée en contact avec un centre d’appels pour les hommes victimes de violence, dont le responsable m’a ensuite mis en relation avec certaines de ces victimes pour en recueillir les témoignages lors d’entretiens.

Je désire continuer mes recherches en thèse en collaborant avec plusieurs associations qui reçoivent les hommes victimes de violence.


Pourquoi avez-vous rejoint l’AEHESS ?

En arrivant à Paris, je ne connaissais personne. Je n’arrivais pas non plus à résoudre ce problème à l’EHESS, car je ne revoyais jamais les mêmes personnes lors des séminaires. Je me suis alors dit qu’il était temps de se faire des ami·e·s. J’avais repéré sur le site la présentation de l’AEHESS et la tenue du traditionnel apéro du jeudi. En m’y rendant, j’ai sympathisé avec les gens de l’AE, qui sont par la suite devenu·e·s mes ami·e·s. En retour, j’ai voulu m’investir davantage dans l’AE.

Je suis actuellement en service civique à l’AEHESS. C’est moi qui anime la page Facebook de l’association. Je m’occupe également d’orienter les étudiant·e·s en quête d’informations sur l’École et je participe à l’organisation et au service de l’apéro. Je suis également la responsable et la metteuse en scène du club théâtre. Cette année, nous préparons, sur une proposition de la troupe, Le Songe d’une nuit d’été. Enfin, j’avais également lancé un club de randonnées urbaines, au succès malheureusement mitigé.


Que vous apporte l’EHESS ?

Le format des cours m’a tout de suite plu. La présentation par les intervenant·e·s de leurs recherches en cours entraîne des discussions très agréables et nous invite à réfléchir à d’autres sujets. C’est très utile pour nos propres recherches, puisqu’on trouve sans cesse de nouveaux angles d’approche.

Mais il faut dire que la masse des séminaires proposés – près de 1300 ! – peut être déstabilisant à beaucoup de niveaux. Il y a tellement de choses à aborder et tout étant éclaté, on peut vite se sentir perdu.


Comment envisagez-vous votre parcours au sortir de l’École ?

De manière très classique : dans la recherche. Si tout va bien : un doctorat en sociologie, un post-doc, un poste de maîtresse de conférences… à condition que tout s’enchaîne parfaitement. On verra bien !


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